Le mémorandum du GERFA

par Michel Legrand 

(diagnostic, n° 317, avril 2014)




Depuis sa création dans les années ’80, le GERFA mène une réflexion sur les services publics et diffuse, lors des élections, ses mémorandums. Les élections du 25 mai sont particulièrement importantes puisqu’elles portent sur le renouvellement du parlement fédéral, des parlements régionaux et du parlement européen. Dans la foulée des élections et des négociations qui suivront, les gouvernements seront à leur tour constitués qui devront exécuter les différents accords qui auront été conclus. C’est dire que l’enjeu du 25 mai est fondamental pour l’avenir du pays et qu’en principe le prochain rendez-vous important est fixé dans cinq ans, en 2019, sauf crise institutionnelle ou dissolution d’une assemblée. C’est la raison pour laquelle le GERFA a décidé de consacrer son numéro d’avril à la publication des trois premières parties de son mémorandum et de publier la quatrième partie relative à l’Europe dans son numéro de mai.

Cela en vaut la peine, puisque le GERFA est le seul groupe de pression qui développe une théorie générale sur les services publics et qui est capable de prendre position sur leurs différents enjeux. Faut-il rappeler que le GERFA constate régulièrement que les services publics ne bénéficient pas de l’attention et de la rigueur requises et que bien souvent les politiques, outre le fait qu’ils ne les connaissent que très peu, improvisent des réformes mal pensées et couteuses en argent, en temps et en efficacité. Dans les colonnes de  diagnostic, nous en dénonçons régulièrement les défauts tout en regrettant constamment le manque de professionnalisme des dirigeants et l’absence de réformes utiles, réfléchies et bien pensées.

Le GERFA défend inlassablement l’impartialité des services publics mais aussi leur efficacité. Les deux concepts sont d’ailleurs intimement liés et impliquent nécessairement que les règles, les techniques et les méthodes qui sont appliquées leur soient subordonnées. On en est souvent malheureusement très loin et les agents des services publics sont bien souvent désabusés devant le sort qui leur est réservé. N’oublions pas aussi de relever que toute politique passe par l’exécution par un bras administratif et qu’aucun renouveau n’est possible sans un fonctionnement optimal de ce bras.

Il est donc indispensable que les constats du GERFA et ses revendications pour un service public objectif, impartial et efficace soient diffusés et connus en priorité de nos membres, mais aussi de tout observateur attentif de la chose publique. Peut-être que la lecture attentive de nos propositions amènera les décideurs à promouvoir telle ou telle réforme ou à abandonner l’une ou l’autre mesure.

Nous vous souhaitons bonne lecture. N’hésitez pas à nous faire part de vos critiques ou de vos observations. 


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Mémorandum du Gerfa (avril 2014), 1re, 2e et 3e parties

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